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Outil gratuit pour les enseignants

Des textes déchiffrables pour votre classe de CP, en trente secondes.

Cochez les sons déjà étudiés, choisissez un thème et une longueur. Chaque mot du texte s'écrit avec ces seuls sons, ou fait partie des mots-outils qui vont avec.

Sons déjà travaillés

Rangés par période, dans l'ordre d'une progression de CP courante, puis du CE1 ; le son est noté entre crochets quand il s'écrit autrement. Vous cochez librement, dans l'ordre de votre classe.

Période 1 (septembre – octobre)
Période 2 (novembre – décembre)
Période 3 (janvier – février)
Période 4 (mars – avril)
Période 5 (mai – juin)
CE1 (graphèmes complexes restants)

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Qu'est-ce qu'un texte déchiffrable ?

Un texte déchiffrable est un texte que l'élève peut lire en appliquant seulement les correspondances entre lettres et sons qu'il a déjà apprises. Il n'a ni à deviner un mot, ni à le reconnaître de mémoire : chaque mot se lit en assemblant des graphèmes qu'il connaît. Au CP, c'est ce qui lui permet de lire seul un vrai texte dès les premières semaines, et de comprendre pourquoi on étudie le code.

Le guide « Pour enseigner la lecture et l'écriture au CP » (Éducation nationale, 2019) en fait une condition essentielle d'un apprentissage efficace. Il demande des textes intégralement ou quasi intégralement déchiffrables, et note que des mots comme « le », « la », « un », « une », « des » ou « est » se déchiffrent aussi : on n'a pas à les apprendre par cœur.

Le guide s'appuie sur l'enquête « Lire et écrire », dirigée par Roland Goigoux (2016). Dans les classes observées, les textes lus à la dixième semaine ne comptaient en moyenne que 43 % de graphèmes déchiffrables, et ce taux allait de 11 % à 76 % d'une classe à l'autre. L'écart est grand : deux élèves du même niveau ne font pas le même travail selon la classe où ils sont.

Comment l'outil vérifie qu'un texte est déchiffrable

L'outil ne calcule pas de pourcentage. Il applique une règle tout ou rien : un texte n'est proposé que si chacun de ses mots est autorisé par les sons que vous avez cochés. Un seul mot hors règles et le texte est écarté.

Un mot est accepté dans l'un de ces trois cas : c'est un des mots-outils autorisés ; c'est le prénom du héros (Lou), donné à l'élève sans avoir à être déchiffré ; ou il se découpe en graphèmes dont chacun correspond à une case cochée, les lettres muettes comme le e final étant acceptées. Un mot que le découpage automatique ne sait pas analyser est refusé, par prudence.

Le référentiel compte 117 correspondances graphème-son, réparties en 9 paliers. Les deux premiers reprennent les graphèmes que le guide de l'Éducation nationale relève en octobre et en novembre ; les suivants suivent la programmation par période de la méthode de lecture ORANGE, et le dernier rassemble les graphèmes complexes du CE1. Les cases sont rangées par période, mais vous cochez dans l'ordre de votre classe. Un même graphème peut porter deux sons (c se lit k ou s), et les cases les distinguent.

Les mots-outils suivent le même principe. Ceux de la première période sont toujours autorisés ; ceux d'un palier suivant ne s'ajoutent que si tous les sons de ce palier sont cochés. Cela représente 106 mots-outils distincts, répartis d'après la méthode Pilotis (2019).

Les textes viennent d'une banque d'histoires courtes écrites à l'avance, et chaque mot a été contrôlé par cette même règle. L'outil garde celles qui sont lisibles avec vos sons. À défaut, il assemble des phrases déjà validées. S'il n'y en a pas assez, il vous invite à cocher quelques sons de plus. Le thème sert seulement à choisir parmi des textes déjà contrôlés, jamais à en faire écrire un librement, et le texte est de 4 à 5 phrases (court) ou de 6 phrases (long).

Comment l'utiliser en classe et à la maison

Cochez tous les sons travaillés depuis la rentrée, y compris les plus récents : le texte sera d'autant plus varié. Sous le texte, l'outil liste les mots-outils à faire lire avant la séance et les graphèmes rencontrés, notés comme en classe. C'est une bonne base de préparation pour une séance de lecture ou une dictée.

Le bouton « Couleurs des syllabes » aide les élèves qui butent sur l'assemblage, et « Imprimer » n'imprime que le texte, dans une police d'école et une mise en page aérée. En classe, vous pouvez en faire un support de lecture à deux voix, de relecture le lendemain ou de copie d'une phrase. Le guide insiste sur un entraînement très régulier à la fluence : plusieurs courts textes valent mieux qu'un seul long.

À la maison, le parent coche les sons du cahier de l'enfant et lui laisse lire seul. Si l'enfant bute sur un mot, regardez d'abord s'il connaît chaque graphème : la case correspondante n'est peut-être pas encore acquise. Ces lectures, courtes et faisables, restent distinctes de la lecture à voix haute du soir, où c'est vous qui lisez et où le texte n'a pas à être déchiffrable.

Pour aller plus loin

La plateforme Anagraph, issue de la même recherche, fait le chemin inverse : vous lui déposez un texte de votre manuel et elle calcule sa part déchiffrable d'après les graphèmes que vous avez enseignés. Notre outil produit un texte à 100 %, Anagraph mesure celui que vous avez déjà. Les deux se complètent.

Quand vos élèves déchiffrent tous les sons, l'enjeu devient la vitesse et la compréhension. Nos textes de fluence prennent le relais du CE1 au CM2, avec mots à expliquer, questions sur l'implicite et chrono d'une minute.

Sources

Pour aller plus loin

Son prénom, ses mondes, sa première histoire

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