Louise la pompière et la petite chouette
Pompiers · 5-7 ans · 4 min de lecture
Écrite avec l'IA sous la direction de Pierre Filstroff, publiée le
À trois heures du matin, la sonnerie de la caserne retentit. Louise, la plus jeune pompière, enfile ses bottes : une chouette est coincée sur un toit.
À la caserne de Val-Fleuri, la nuit, on n'entendait que deux bruits : la pendule du couloir et les ronflements du sergent Bastien. Louise, la plus jeune pompière, ne dormait pas encore. Elle astiquait le grand camion rouge avec un chiffon doux, frotte, frotte, et le chrome lui renvoyait son visage tout rond.
DRIIIIIING ! La sonnerie fit trembler les vitres. En quarante secondes, tout le monde était debout. Les pantalons et les bottes attendaient près du camion, bien alignés, et Louise enfila les siens d'un seul mouvement. « Une chouette coincée sur le toit de la boulangerie, annonça le chef en raccrochant. Elle piaule depuis une heure. »
Le camion roula dans les rues vides. Pas de sirène, pour ne pas réveiller les enfants : seulement les feux bleus qui tournaient sur les façades, pin, pon, pin, pon, sans bruit. Les chats levaient la tête sur leur passage.
Devant la boulangerie, monsieur Armand les attendait en tablier blanc, de la farine jusqu'aux coudes. Il avait déjà allumé le four, comme tous les jours à cette heure-là. « Elle est là, dit-il en montrant la gouttière. Et le nid doit être dans le vieux tilleul d'à côté. »
On déplia l'échelle. Elle montait en ronronnant, zzzzz, barreau après barreau. « Louise, tu es la plus légère, dit Bastien. Vas-y doucement. »
Louise grimpa. Tout en haut, dans la gouttière, il y avait une petite boule de plumes grises avec deux gros yeux ronds. La chouette gonfla ses plumes et siffla. Louise s'arrêta, ne bougea plus, et parla tout bas : « Je m'appelle Louise. Je ne te veux aucun mal. » Elle posa son gant dans la gouttière. La chouette hésita, pencha la tête, puis monta dessus, ses petites griffes serrées à travers le cuir.
Dans le tilleul, un trou sombre s'ouvrait dans le tronc. Louise y glissa la chouette, doucement, comme on pose un œuf. Un instant, rien ne se passa. Puis, dans le noir, quelqu'un répondit : « Hou-hou. » Un hou-hou grave, plus grand que le piaulement du bébé. Les piaulements s'arrêtèrent.
Quand elle redescendit, monsieur Armand avait sorti du four une fournée de croissants chauds. Les pompiers les mangèrent assis sur le pare-chocs du camion, pendant que le ciel passait du noir au gris. Le beurre fondu chauffait les doigts de Louise à travers ses gants.
De retour à la caserne, elle se lava les mains, plia ses vêtements et se glissa dans son lit étroit. Elle sentait encore le pain. Par la fenêtre entrouverte, très loin, un hou-hou. Louise se retourna, le nez dans l'oreiller, et le deuxième hou-hou, elle ne l'entendit déjà plus.
Son prénom, ses mondes, sa première histoire
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