Le lutin qui avait perdu sa liste
Noël · 5-7 ans · 5 min de lecture
Écrite avec l'IA sous la direction de Pierre Filstroff, publiée le
La veille de Noël, un coup de vent emporte la liste de Pépin, le lutin. Il lui reste une nuit pour la retrouver, morceau par morceau.
Pépin était le lutin chargé de la liste. Une longue bande de papier, enroulée comme un serpentin, sur laquelle il avait écrit les noms de tous les enfants et ce qu'ils espéraient pour Noël. Il la gardait dans la poche de son gilet vert. Il la relisait chaque soir avant de se coucher.
La veille de Noël, il sortit sur le perron de l'atelier pour regarder tomber la neige. Il déroula la liste pour vérifier une dernière fois. Et un grand coup de vent arriva, whoosh, qui lui arracha le papier des doigts. La liste s'envola par-dessus la clôture, tournoya au-dessus des sapins et disparut dans la nuit.
« Non, non, non ! » cria Pépin. Il enfila ses bottes, noua son écharpe et courut dans la forêt, la lanterne à la main. Le Père Noël partait dans quelques heures. Sans la liste, personne ne saurait quoi mettre dans la hotte.
Sur un bout de branche, il trouva un premier morceau de papier, tout froissé. Dessus, on lisait : Léa, un violon, et Karim, un cerf-volant. Pépin le rangea précieusement. Puis il vit deux yeux briller sous un sapin. Un renard le regardait, le museau plein de neige. « J'ai vu quelque chose passer vers la mare gelée, dit le renard. Ça brillait un peu sous la lune. »
Près de la mare, un hérisson avait fait de sa liste un lit pour l'hiver. Il dormait roulé en boule, un morceau de papier sous le ventre. Pépin n'osa pas le réveiller. Il s'accroupit, tira le papier tout doucement, millimètre par millimètre, et à la place glissa son écharpe. Le hérisson soupira et se serra contre la laine.
Plus loin, un écureuil avait roulé un autre morceau dans son nid. Un oiseau avait arraché un troisième bout pour l'accrocher sous son toit de brindilles. À chaque fois, Pépin demandait poliment, expliquait, laissait en échange un bout de ruban rouge tiré de sa poche, et repartait avec un nouveau morceau. Au bout d'une heure, il avait tout, ou presque.
Assis sur une souche, il recolla les morceaux avec un peu de résine de pin. Il lut les noms un par un, du doigt. Il y avait un trou au milieu, de la taille d'une pomme. Le nom qui manquait, c'était celui d'Anouk.
Pépin ferma les yeux. Il avait lu cette liste tant de fois qu'il la connaissait presque par cœur. Anouk, six ans, une lettre avec un petit dessin dans le coin, un bateau bleu avec un sourire sur la coque. Le bateau bleu ! Pas besoin du papier : il l'avait en tête depuis le début.
Il rentra à l'atelier alors que les cloches du village sonnaient minuit. Les autres lutins avaient chargé le traîneau. Le Père Noël attendait, lui tapota l'épaule, et prit la liste raccommodée avec un grand sourire sous la barbe. « Tu veux venir avec nous ? » Pépin hocha la tête, grimpa sur le siège et s'enfonça entre deux sacs, sous une couverture de laine.
Le traîneau décolla sans bruit, dans la neige qui tombait toujours. Les clochettes tintaient, ding, ding, ding, à chaque virage. Pépin tenait son gilet contre lui. Il pensait au bateau bleu, à la mare gelée, au hérisson endormi dans son lit de papier. Et avant la première cheminée, il dormait déjà.
Son prénom, ses mondes, sa première histoire
Neuf questions, trois minutes. Vous voyez son univers se construire écran après écran, et son premier épisode, offert, s'écrit aussitôt.
Essayer gratuitementLe premier épisode est offert, sans carte bancaire.