Océane la sirène et la perle de lune
Sirènes · 5-7 ans · 4 min de lecture
Écrite avec l'IA sous la direction de Pierre Filstroff, publiée le
Chaque soir, Océane s'endort avec sa perle de lune sur l'oreiller. Ce soir, l'oreiller est vide, et il faut remonter la journée à la nage pour la retrouver.
Au royaume des coraux, chaque sirène s'endort avec une perle de lune posée sur son oreiller. C'est une perle ronde qui garde un peu de la lumière de la nuit, et qui éclaire la chambre d'un blanc très doux. Océane avait la sienne depuis toujours. Ce soir-là, quand elle souleva son oreiller d'algues, il n'y avait rien dessous.
Elle chercha dans le tiroir à coquillages, derrière le miroir en nacre, sous le lit de sable. Rien. Elle se souvint alors qu'elle avait joué au cerceau tout l'après-midi près du jardin de varech, et que la perle était restée dans sa poche. La poche avait un trou.
« Je vais la retrouver », dit Océane. Un petit crabe sortit de sous la commode. C'était Pinçon, qui habitait là et ne savait jamais où était la droite. « Je viens avec toi, dit-il. Par ici ! » Il partit en marchant de côté, dans la mauvaise direction. Océane le prit sur son épaule.
Dehors, l'eau était noire et fraîche. La forêt de varech se balançait, très haute, et ses longues feuilles frôlaient les joues d'Océane comme des doigts. Pinçon se cacha dans ses cheveux. Une méduse bleue, qui flottait par là, s'approcha. « Tu cherches quelque chose ? Je peux t'éclairer jusqu'au bout de la forêt. » Elle brillait d'un bleu pâle, et son halo glissait sur les feuilles.
Au milieu du jardin, Océane retourna chaque pierre, chaque coquillage. Les cerceaux de la journée traînaient encore dans le sable, mais pas de perle.
« Tu as perdu quelque chose de rond ? » demanda une voix. C'était Octave le poulpe, qui collectionnait tout ce qui était rond : des boutons, des couvercles de théière, des galets bien lisses, rangés dans huit tiroirs. Il fouilla tous les tiroirs, un par un. « Pas de perle de lune ici. Mais j'en ai vu une cet après-midi, sur le sable. Une palourde du banc de sable la regardait avec envie. »
Ils nagèrent jusqu'au banc de sable, la méduse devant, Octave derrière. La palourde était entrouverte. À l'intérieur dormait une toute petite palourde, et entre les deux coquilles, la perle de lune diffusait sa lumière blanche.
« Ton petit avait peur du noir ? » murmura Océane. La grande palourde baissa un peu sa coquille. « Je l'ai trouvée sur le sable. Je ne savais pas à qui elle était. Je comptais te la rendre au matin. »
Océane regarda le bébé endormi. Sa petite coquille se soulevait au rythme de son souffle. « Gardez-la pour cette nuit, dit-elle. Je viendrai la chercher demain. » La palourde la remercia d'un clapotis.
Le chemin du retour sembla plus court. La méduse suivit Océane jusqu'à sa chambre et se posa près de la fenêtre, comme une lampe de chevet. Pinçon se pelotonna dans un coquillage vide et marmonna encore « par ici » avant de s'endormir. Océane tira l'algue sur son épaule. La lumière bleue montait et descendait, tout doucement, au rythme de l'eau.
Son prénom, ses mondes, sa première histoire
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