La nuit des sorcières du village
Halloween · 5-7 ans · 5 min de lecture
Écrite avec l'IA sous la direction de Pierre Filstroff, publiée le
Tout le monde dit que trois sorcières habitent au bout du chemin des Ronces. Le soir d'Halloween, Clara et son papa décident d'aller voir de plus près.
Dans le village de Clara, on racontait qu'au bout du chemin des Ronces vivaient trois sorcières. Personne ne les avait jamais vraiment vues. On voyait seulement de la fumée verte au-dessus de leur cheminée les soirs de pluie, et on entendait parfois un éclat de rire qui n'avait pas l'air tout à fait ordinaire.
Le soir d'Halloween, Clara rentrait de la fête de l'école avec Papa, son seau plein de bonbons, sa lanterne à la main et son costume de chauve-souris sur le dos. Au milieu de la place, sa lanterne s'éteignit d'un coup, pfft. Et dans le noir, ils les virent. Trois silhouettes avec des chapeaux pointus, qui poussaient devant elles un énorme chaudron sur une brouette.
Clara avait le cœur qui battait fort. Mais elle avait très envie de savoir. Elle tira Papa par la manche. Papa hésita, regarda les chapeaux pointus, puis lui prit la main. Ensemble, ils suivirent les sorcières de loin, de porte en porte, sur la pointe des pieds.
Les trois sorcières s'arrêtèrent devant la fontaine. « Allez, dit la plus grande, qui s'appelait Mère Ortie. On commence. » « Mais il nous manque Sureau, dit la deuxième, Tante Bruyère. Pour que ça marche, il faut quatre voix. » « Sureau a un rhume, soupira la troisième, Pétronille. Elle ne peut plus dire un mot sans éternuer. »
Clara sortit de leur coin sombre avant d'avoir eu le temps d'y réfléchir, Papa juste derrière elle. « Qu'est-ce qu'il faut faire ? » demanda-t-elle. Les trois sorcières sursautèrent, et leurs chapeaux tremblèrent. Puis Mère Ortie éclata de rire, ce rire pas tout à fait ordinaire. « C'est notre secret, dit-elle. Chaque année, la nuit d'Halloween, on allume toutes les lanternes du village. Mais il faut dire la formule à quatre. »
Elles lui apprirent les mots, qui rimaient comme une comptine : « Petite flamme, petite flamme, réveille-toi tout doucement, la nuit est longue et le vent est lent. » Clara les répéta deux fois pour être sûre. Puis les quatre voix s'élevèrent ensemble, et le chaudron se mit à fumer.
De la fumée verte monta en spirale, se coupa en mille petits fils et partit dans toutes les rues. Chez le boulanger, la lanterne en forme de citrouille s'alluma, plop. Puis celle du facteur, puis celle de la voisine du dessus, puis celles des fenêtres de l'école. Une à une, comme des étoiles qui se réveillent. Le village entier brillait d'une lumière orange et tranquille.
« Et voilà, dit Pétronille. Maintenant, tout le monde dormira bien, avec une petite lueur sous la fenêtre. » Mère Ortie leur tendit à chacun une louche de soupe chaude, tirée du chaudron. La soupe avait un goût de potiron et de châtaigne, avec une pointe de poivre que Clara ne sut pas nommer.
Clara rentra chez elle, la main dans celle de Papa, sa lanterne à nouveau allumée. Dans sa chambre, elle se mit au lit sans enlever ses ailes de chauve-souris. Par la fenêtre, elle voyait les lueurs du village, calmes et orangées, qui s'éteignaient doucement, l'une après l'autre. Quelque part, très loin, un éternuement de sorcière retentit. Clara sourit dans son oreiller, et s'endormit avant la dernière lanterne.
Son prénom, ses mondes, sa première histoire
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