Le secret du grenier
Petit mystère · 8 ans et plus · 4 min de lecture
Écrite avec l'IA sous la direction de Pierre Filstroff, publiée le
Chez ses grands-parents, Noé entend chaque soir des petits coups au-dessus de sa chambre. Il décide de monter au grenier pour savoir d'où ils viennent.
Chaque été, Noé passait deux semaines chez ses grands-parents, dans une vieille maison de pierre entourée de champs de blé. Il en connaissait chaque pièce par cœur, sauf une : le grenier. On y montait par une échelle étroite, derrière une trappe toujours fermée, et papi répétait que c'était « plein de poussière et de vieilleries ».
Cet été-là, la deuxième nuit, un bruit réveilla Noé au-dessus de sa chambre. Toc. Toc toc. Un frottement, puis plus rien. Il resta immobile sous le drap, le cœur battant. Le bruit revint la nuit suivante, et celle d'après, toujours vers dix heures, toujours au même endroit. Au petit déjeuner, il en parla. Mamie regarda papi, papi regarda sa tartine, et personne ne répondit vraiment.
Noé décida de mener l'enquête. Il nota les heures dans un carnet. Il remarqua que papi se couchait tard, bien après mamie, et qu'il avait parfois de la sciure dans les cheveux le matin. Il découvrit aussi que les barreaux de l'échelle du grenier n'avaient pas un seul grain de poussière.
Le quatrième soir, quand les petits coups reprirent, Noé prit sa lampe de poche et sortit sur la pointe des pieds. La trappe était entrouverte, et une lumière jaune filtrait par la fente. Il grimpa les barreaux un à un, très lentement, et passa la tête dans l'ouverture.
Le grenier n'avait rien d'effrayant. Une ampoule pendait entre les poutres, et dessous, papi était penché sur un établi, un petit marteau à la main. Devant lui se trouvait un bateau en bois long comme un bras, avec une coque vernie et trois mâts encore sans voiles. Papi sursauta, puis éclata de rire. « Bon. Je crois que je suis découvert. »
Il fit signe à Noé d'approcher. « Ce bateau, c'est ta maman qui l'a commencé, quand elle avait ton âge. On le construisait ensemble, ici, les soirs d'été. Et puis elle a grandi, elle est partie en ville, et il est resté là, à moitié fini. » Il passa la main sur la coque. « Je voulais le terminer pour ton anniversaire. Mais je me suis dit que ce serait mieux de le finir avec toi. » Sur le flanc, Noé aperçut un nom peint à la main, un peu de travers : « Le Coquelicot ». C'était l'écriture de sa mère quand elle était petite.
Ils travaillèrent encore un moment, Noé tendant les petits clous pendant que papi tapait doucement. Puis mamie apparut en haut de l'échelle avec trois tasses de lait chaud, pas surprise du tout. Quand Noé redescendit se coucher, les petits coups au plafond ne lui faisaient plus peur. Il resta un moment les yeux ouverts dans le noir à imaginer les voiles qu'ils coudraient le lendemain, et s'endormit avant d'avoir choisi leur couleur.
Son prénom, ses mondes, sa première histoire
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