Le robot jardinier de Mars
Planète Mars · 8 ans et plus · 4 min de lecture
Écrite avec l'IA sous la direction de Pierre Filstroff, publiée le
Dans une petite serre posée sur Mars, le robot Bineau a planté une graine de radis. Il ne lui reste plus qu'à attendre, même quand une tempête de poussière s'en mêle.
Sur Mars, au fond d'un cratère couvert de poussière rouge, se dressait une petite serre transparente. À l'intérieur vivait un robot nommé Bineau. Il avait quatre roues, deux bras fins comme des pattes de héron et une seule mission : faire pousser la première plante de la planète avant l'arrivée des astronautes.
Ce n'était pas simple. Le sol de Mars contient des sels qui empoisonnent les plantes, alors Bineau avait passé des semaines à le rincer, poignée après poignée, avec de l'eau tirée de la glace du sous-sol. Dehors, l'air était si mince et si froid que rien ne pouvait pousser à découvert. Dans la serre, en revanche, il faisait doux et humide. Bineau avait planté une graine de radis, et il attendait.
Il attendit un sol entier, c'est-à-dire un jour martien, un peu plus long qu'un jour sur Terre. Puis deux. Puis six. Chaque matin, il penchait sa caméra au-dessus du pot et envoyait un message vers la Terre : « Sol 6. Rien encore. Terre humide. Température correcte. » Les réponses mettaient de longues minutes à arriver, parce que la Terre est très loin. « Patience, Bineau. Les graines prennent leur temps. »
Au septième sol, le ciel vira à l'orange, puis au brun. Une tempête de poussière arrivait. Sur Mars, l'air est trop léger pour que le vent renverse une serre, mais la poussière se dépose partout. Elle recouvrit les panneaux solaires de Bineau, et ses batteries commencèrent à baisser. Pour économiser son énergie, il dut presque tout éteindre et ne garda allumé que le petit chauffage du pot. « Je reviens bientôt », dit-il à la graine, même si les graines n'écoutent pas.
La tempête dura onze sols. Bineau sommeillait dans la pénombre rouge en comptant les heures. Il se demandait si la graine avait eu assez chaud, si l'eau n'avait pas gelé, si tout son travail allait s'arrêter là.
Le douzième matin, le vent tomba. Un rayon pâle traversa la poussière, toucha ses panneaux, et Bineau se ralluma petit à petit. Il roula jusqu'au pot, pencha sa caméra et resta immobile. Au milieu de la terre sombre, deux minuscules feuilles vertes, repliées comme des mains, venaient de sortir. Son message tint en une ligne : « Sol 18. Elle est là. » Longtemps après, la réponse arriva de la Terre, avec des dizaines de points d'exclamation.
Ce soir-là, Bineau ne retourna pas à sa station de recharge. Il resta près du pot pendant que le soleil se couchait. Sur Mars, les couchers de soleil sont bleus, et cette lumière bleutée glissait sur les deux petites feuilles. Dans le ciel, Phobos, la plus petite lune de Mars, passait parmi les étoiles. Bineau baissa sa lumière au minimum, régla le chauffage sur doux et veilla sur sa plante jusqu'au matin.
Son prénom, ses mondes, sa première histoire
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