La boussole des amis
Amitié · 8 ans et plus · 4 min de lecture
Écrite avec l'IA sous la direction de Pierre Filstroff, publiée le
Jules vient d'arriver dans une ville où il ne connaît personne. La vieille boussole de son grand-père ne montre pas le nord, et il va falloir découvrir ce qu'elle montre.
Quand Jules emménagea dans une nouvelle ville, au milieu de l'année scolaire, son grand-père lui offrit une vieille boussole en laiton, au couvercle gravé de feuilles. « Elle est un peu spéciale, dit-il. Elle ne montre pas le nord. » Jules l'ouvrit. L'aiguille trembla, tourna, puis s'arrêta, pointée vers la fenêtre. « Elle montre quoi, alors ? » Son grand-père haussa les épaules avec un petit sourire. « À toi de trouver. »
Le lendemain, à la récréation, Jules resta seul contre le mur, la boussole dans la poche. Il ne connaissait personne, et tout le monde semblait déjà avoir ses jeux et ses blagues qu'il ne comprenait pas. Il sortit la boussole pour s'occuper. L'aiguille indiquait le fond de la cour, du côté du vieux marronnier.
Sous l'arbre, une fille aux lunettes rondes essayait de faire tenir une pyramide de marrons. Elle s'appelait Inès, habitait trois maisons plus loin que Jules, et elle aussi était nouvelle, mais depuis septembre. « Tu veux m'aider ? Ils roulent tout le temps. » Ils passèrent la récréation à construire, démolir et recommencer. Quand la cloche sonna, Jules jeta un coup d'œil à la boussole : l'aiguille pointait droit sur Inès.
Les jours suivants, Jules suivit l'aiguille partout. Elle le mena vers Bastien, qui collectionnait les cailloux et connaissait le nom de chacun, vers madame Ferrand, la bibliothécaire, qui lui mit de côté le dernier tome de sa série préférée, et même vers le chien des voisins, un vieux basset qui l'attendait chaque soir derrière la grille. Jules commençait à comprendre. La boussole montrait les gens avec qui il pourrait devenir ami.
Puis, un mercredi, elle se détraqua. L'aiguille tournait sans s'arrêter, comme affolée. Jules la secoua, la tapota, la posa à plat. Rien à faire. Inquiet, il appela son grand-père. « Elle est cassée, papi. Elle ne montre plus personne. » Il y eut un silence au bout du fil, puis un petit rire. « Tu es où, là ? » Jules regarda autour de lui. Il était dans le jardin d'Inès, avec Bastien, en train de construire une cabane avec des cartons et une vieille couverture.
« Elle ne sait plus où pointer, dit le grand-père. Ils sont tous autour de toi. » Jules raccrocha et regarda l'aiguille, qui tournait toujours, plus doucement maintenant, d'Inès à Bastien, de Bastien à la fenêtre de la cuisine, où la maman d'Inès coupait des parts de gâteau pour le goûter.
Ce soir-là, Jules posa la boussole sur sa table de nuit, couvercle ouvert, et éteignit la lampe. Dans le noir, il entendit l'aiguille frotter très légèrement contre le verre, puis s'immobiliser. Elle pointait vers le mur, en direction de la maison d'Inès, trois portes plus loin, où tout le monde dormait sûrement déjà. Jules ferma les yeux en pensant à la cabane, qu'ils finiraient samedi.
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