Le renardeau qui gardait tout
Forêt · 5-7 ans · 3 min de lecture
Écrite avec l'IA sous la direction de Pierre Filstroff, publiée le
Filou a rempli sa cachette tout l'automne pour ne jamais avoir faim. Quand la neige tombe et que ses voisins ont faim, il fait semblant de n'avoir rien.
Tout l'automne, Filou le renardeau avait rempli sa cachette. Sous les racines du grand chêne, il avait entassé des pommes tombées, des noisettes, des mûres séchées et même trois châtaignes bien brillantes. Chaque soir, il comptait ses trésors en remuant la queue. « Comme ça, je n'aurai jamais faim cet hiver », se disait-il.
Puis la neige arriva. Elle tomba trois jours et trois nuits et recouvrit la forêt d'un épais manteau blanc. Plus une baie sur les buissons, plus une pomme dans l'herbe. Bien au chaud dans son terrier, Filou grignotait une noisette quand on frappa à la porte, toc toc toc, avec une toute petite patte.
C'était Pivoine, la jeune lapine, avec son petit frère accroché dans son dos. Ils avaient le bout du nez tout rouge. « Filou, tu n'aurais pas un petit quelque chose à manger ? On ne trouve plus rien sous la neige. » Filou sentit son ventre se serrer. S'il donnait ses pommes, il en resterait moins pour lui. Et s'il n'en restait plus du tout ? « Je n'ai rien », mentit-il, et il referma la porte.
Mais ce soir-là, ses noisettes avaient un drôle de goût. Il les mâchait sans rien sentir. Il pensait au nez rouge du petit lapin, au vent froid dehors. Il avait honte, une honte lourde comme un caillou. Et dans son terrier silencieux, assis à côté de son gros tas de provisions, il se sentait très seul.
Alors il remplit un panier de pommes, de mûres et de deux châtaignes, enfila son écharpe et sortit dans la neige. Il trouva Pivoine et son frère blottis sous un sapin. « J'ai menti, dit-il tout bas. J'en ai plein. Venez chez moi, il fait chaud. » Pivoine ouvrit de grands yeux, puis elle sourit si fort que ses moustaches tremblèrent. En chemin, ils croisèrent un merle qui grelottait sur une branche. Lui aussi vint.
Cette nuit-là, le terrier de Filou n'avait jamais été aussi plein. Ils firent griller les châtaignes près du feu, se racontèrent des histoires et rirent tellement que le petit frère de Pivoine eut le hoquet. Le tas de provisions avait un peu rétréci, mais Filou avait oublié de le compter. Il s'endormit contre le dos tiède de Pivoine, le merle perché sur son oreille, pendant que la neige continuait de tomber sur la forêt.
Son prénom, ses mondes, sa première histoire
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