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Histoire pour s'endormir

La nuit de la tempête au phare

Bord de mer · 5-7 ans · 4 min de lecture

Écrite avec l'IA sous la direction de , publiée le

Une nuit de grand vent, la lumière du phare s'éteint alors que le bateau du pêcheur Yvon n'est pas rentré. Maël va devoir aider son papa.

Maël habitait tout en haut d'un phare blanc et rouge, au bout d'une île si petite qu'on en faisait le tour en dix minutes. Son papa était gardien de phare. Chaque soir, il montait les cent douze marches de l'escalier en colimaçon pour allumer la grande lampe, et Maël comptait les marches avec lui.

Ce soir-là, le vent soufflait si fort que les vitres chantaient. Les vagues montaient haut contre les rochers et retombaient en grosses gerbes blanches. « C'est une nuit de tempête, dit Papa. Le bateau d'Yvon n'est pas encore rentré. Il faut que notre lumière brille fort. » Maël colla son nez à la fenêtre. Quelque part dans le noir, le petit bateau vert du pêcheur cherchait le chemin du port.

Soudain, il y eut un grand clac, et tout s'éteignit. Le courant était coupé. Dans l'obscurité, Maël sentit son cœur cogner. Il avait peur pour Yvon, et ce noir épais comme de l'encre ne l'aidait pas. Mais Papa alluma sa lampe de poche et sa voix resta calme : « Pas de panique, matelot. Les phares ont toujours un plan de secours. »

Ils montèrent jusqu'à la lanterne. Dans un coffre en bois, il y avait une vieille lampe à pétrole en cuivre et une manivelle. Papa alluma la mèche. « Maintenant, il faut que la lumière tourne. Les marins reconnaissent notre phare à son rythme. Tu veux tourner la manivelle ? » Maël attrapa la poignée à deux mains. Elle était dure. Il tourna, tourna encore, en comptant tout bas : un, deux, trois, éclat. Un, deux, trois, éclat. Ses bras chauffaient, mais il ne s'arrêta pas.

Au bout d'un long moment, une petite lumière verte apparut entre les vagues, puis une rouge. Le bateau d'Yvon passa derrière la jetée et s'arrêta à l'abri du port. Trois coups de corne résonnèrent dans la nuit : c'était sa façon de dire merci. Maël lâcha la manivelle et Papa le serra contre lui. « Ce soir, le gardien du phare, c'était toi. »

Un peu plus tard, le courant revint et la grande lampe reprit sa ronde toute seule. Le vent s'essoufflait, les vagues se faisaient plus douces. Maël descendit les cent douze marches dans les bras de son papa, en comptant de moins en moins fort. À la quatre-vingtième, il ne comptait plus du tout. Dehors, la lumière du phare passait sur la mer, lente et régulière, au-dessus du petit bateau vert endormi dans le port.

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