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Histoire pour s'endormir

La nouvelle maison de Célia

Famille · 5-7 ans · 5 min de lecture

Écrite avec l'IA sous la direction de , publiée le

Dans la nouvelle maison, la chambre de Célia sent la peinture et fait de l'écho. Rien n'y ressemble à l'ancienne, sauf, peut-être, un petit crayon.

Le dernier jour dans l'ancienne maison, Célia fit le tour des pièces avec Papa. Les murs étaient nus, les placards ouverts, et sa voix résonnait comme dans une grotte. Dans l'embrasure de la porte de sa chambre, il restait des petits traits au crayon, un par anniversaire. Le plus bas lui arrivait aux genoux. Le plus haut, juste sous l'épaule de Papa. « Et ça, on l'emmène comment ? » demanda-t-elle. Papa se gratta la tête. « On ne peut pas l'emmener, dit-il. Mais on peut prendre une photo. » Célia regarda les traits longtemps, puis elle posa sa main à plat sur le dernier.

Dans le camion, entre deux cartons marqués « CUISINE » et « LIVRES », Célia tenait sur ses genoux la boîte où dormait sa veilleuse. Le trajet dura une heure et demie. Quand la voiture s'arrêta, il y avait un grand portail vert, un cerisier sans feuilles, et une maison qu'elle ne connaissait pas.

Sa chambre était au premier étage. Elle sentait la peinture fraîche et le bois neuf. « Allô ? » dit Célia. « Allô… allô… allô… » répondit la chambre. Il y avait un matelas par terre, un carton, et une fenêtre qui donnait sur une rue où elle ne reconnaissait pas une seule voiture. Maman posa la main sur son épaule. « Ça va te sembler drôle pendant un moment. » Célia hocha la tête, parce qu'elle n'avait pas de mot pour dire ce que c'était.

Le soir, il y eut des pâtes mangées assis par terre, avec des gobelets dépareillés. Puis Célia s'allongea dans son lit, la veilleuse branchée à la prise, et elle écouta. La maison faisait des bruits qu'elle ne savait pas nommer. Un grincement dans l'escalier. Un ronflement dans le mur. Un clac, très haut, au-dessus du plafond. Célia tira la couverture jusqu'au menton. Elle n'avait pas peur. Elle n'était pas à son aise non plus.

Papa passa la tête par la porte. Il tenait un crayon. « Tu ne dors pas ? » « Il y a trop de bruits. » « Alors on va les inventorier, dit Papa. Le grincement, c'est quoi ? » Célia réfléchit. « C'est l'escalier qui s'étire. » « Le ronflement ? » « La chaudière qui dort. » « Et le clac, là-haut ? » Elle écouta. « Le toit qui dit bonne nuit. »

« Parfait, dit Papa. Voilà, la maison est présentée. » Il alla vers la porte de la chambre, s'accroupit contre le montant et dit : « Debout, mademoiselle. » Célia se leva en chaussettes. Il traça un trait au crayon à la hauteur de sa tête, puis écrivit à côté, en petites lettres : « Première nuit ».

Célia regarda le trait tout neuf, tout seul sur le bois blanc. Il y en aurait d'autres, un par anniversaire, et ils monteraient tous, un peu plus haut chaque année. Elle remonta dans son lit. La veilleuse faisait une tache orange sur le plafond, et la lumière du lampadaire de la rue dessinait une branche de cerisier au-dessus de sa tête, qui bougeait doucement.

Le grincement revint dans l'escalier, mais cette fois Célia le reconnut. « L'escalier qui s'étire », murmura-t-elle. Elle ferma les yeux. Au plafond, la branche bougea encore un peu, puis plus du tout.

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