La nouvelle école de la sorcière
Sorcières · 5-7 ans · 4 min de lecture
Écrite avec l'IA sous la direction de Pierre Filstroff, publiée le
Premier jour d'école pour Mirabelle, petite sorcière qui a promis de ne pas faire de magie. Le souci, c'est que sa magie s'échappe quand elle a peur.
Mirabelle avait sept ans, un chapeau pointu trop grand pour elle et un chat noir appelé Réglisse. Elle venait d'emménager au village des Trois-Moulins, et ce matin, c'était son premier jour dans une nouvelle école. Une école ordinaire, sans chaudron ni balai, où personne ne savait qu'elle était une sorcière.
« Surtout, pas de magie », lui avait dit sa grand-mère en nouant son écharpe. Le problème, c'est que quand Mirabelle avait peur, sa magie s'échappait toute seule, un peu comme le hoquet. Et devant la grille de l'école, elle avait très, très peur. Ses mains tremblaient, son ventre faisait des nœuds, et le bout de ses doigts picotait déjà.
Madame Aubert, la maîtresse, la présenta à la classe. Vingt paires d'yeux se tournèrent vers elle. Mirabelle voulut dire bonjour, mais elle avala sa salive de travers et, pof, toutes les craies du tableau se changèrent en papillons blancs. Ils montèrent en tourbillon jusqu'au plafond. Personne ne bougea. Mirabelle sentit ses joues brûler. Elle aurait voulu disparaître, et ça, elle ne savait pas encore le faire.
Alors une petite fille du premier rang se mit à rire, comme on rit quand il neige pour la première fois de l'hiver. « Comment tu as fait ? » demanda-t-elle. Elle s'appelait Inès et il lui manquait deux dents de devant. Mirabelle haussa les épaules. « Je ne fais pas exprès. Ça arrive quand j'ai peur. » Inès hocha la tête, très sérieuse. « Moi, quand j'ai peur, j'ai le hoquet. C'est moins joli. »
Madame Aubert ouvrit la fenêtre, et les papillons partirent vers les marronniers de la cour. Elle sortit une craie neuve de son tiroir et dit seulement : « Celle-ci, on la garde pour écrire, d'accord ? » Toute la classe rit, Mirabelle aussi, un peu. À la récréation, Inès lui garda une place sur le banc. À midi, elles échangèrent leurs desserts. L'après-midi, les doigts de Mirabelle ne picotaient plus du tout.
Le soir, elle raconta tout à Réglisse, roulé en boule sur sa couette. Le chat ronronnait si fort que le lit vibrait. Par la fenêtre, Mirabelle vit passer un dernier papillon blanc. Il se posa sur le rebord, battit deux fois des ailes, puis redevint un petit bout de craie. Elle le rangea dans sa trousse pour le lendemain, éteignit sa lampe et s'endormit en pensant au sourire d'Inès, avec son trou au milieu.
Son prénom, ses mondes, sa première histoire
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