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Textes de fluence à lire à voix haute, du CE1 au CM2

Choisissez un niveau pour voir tous ses textes, ou composez-en un avec le prénom de l'élève. Chaque texte vient avec les mots à expliquer, deux questions de compréhension et un chrono d'une minute pour compter les mots lus.

Ou tirez un texte au hasard, avec le thème et le prénom de votre choix :

Un autre texte

Mesurer la vitesse de lecture

Lancez le chrono quand l'élève commence à lire un texte encore inconnu. À la fin, choisissez le dernier mot lu et indiquez le nombre d'erreurs : le score s'affiche ici, et Lulio n'en garde aucune trace. Objectif à ce niveau : 90 mots bien lus en une minute.

Texte de CE2

Le château fort de Montbrun domine la vallée. Pour la sortie scolaire, Lou grimpe l'escalier en colimaçon de la grande tour, la main sur la corde qui sert de rampe. « Question pour toute la classe, lance le guide : pourquoi cet escalier tourne toujours vers la droite en montant ? » Silence. Léa propose : « Pour faire joli ? » Tout le monde rit. Lou s'arrête et regarde le mur. Puis Lou lève le bras droit, comme pour tenir une épée, et monte une marche. Le coude cogne la pierre. « Quand on monte en attaquant, l'épée est dans la main droite, dit Lou. Dans ce sens-là, le bras frotte contre le mur et on ne peut plus se battre. Mais en haut, les défenseurs ont toute la place pour manier l'épée. » Le guide hausse les sourcils. « Exactement. Les bâtisseurs avaient tout prévu. » Le guide tend à Lou la grosse clé de la porte du haut. « Cette clé est à toi pour la journée. »

Pour progresser : lisez d'abord le texte à voix haute, puis faites-le relire deux ou trois fois dans la semaine. Chronométrez une relecture pour voir le progrès de Lou.

Mots à expliquer
colimaçon
:
Qui tourne en spirale, comme la coquille d'un escargot.
domine
:
Se trouve plus haut que tout ce qui l'entoure, et permet de voir très loin.
rampe
:
Barre ou corde sur laquelle on appuie la main en montant un escalier.
défenseurs
:
Ceux qui protègent un lieu quand des ennemis essaient d'y entrer.
hausse les sourcils
:
Lève les sourcils, par surprise ou pour montrer qu'on est impressionné.
Questions à poser après la lecture

Les réponses ne sont pas écrites dans le texte : on les devine avec les indices. Il n'y a pas une seule bonne formulation.

  1. Pourquoi Lou lève le bras droit comme pour tenir une épée ?
    Réponse attendue : Pour essayer le geste d'une attaque dans l'escalier et comprendre la raison de ce sens.
  2. Que veut dire le guide en tendant la clé à Lou ?
    Réponse attendue : C'est une récompense : Lou a trouvé la bonne explication en réfléchissant et en testant avec le bras.

À la maison, Lulio prend le relais : une histoire chaque soir où votre enfant est le héros, et un parcours de lecture adapté à son niveau. Le premier épisode est offert.

Essayer gratuitement

Les repères officiels du CE1 au CM2

Chaque classe a un repère de fin d'année en mots correctement lus par minute, et beaucoup d'élèves n'y sont pas : en septembre 2025, seuls 53,2 % des élèves de début de CM2 avaient une fluence satisfaisante (DEPP, note d'information n° 26.31). Les chiffres classe par classe sont dans les repères de fluence par niveau.

Repères de fin d'année, en mots correctement lus par minute
Niveau Mots par minute en fin d'année
CE1 70
CE2 90
CM1 110
CM2 120

Qu'est-ce que la fluence en lecture ?

Un élève fluent lit assez facilement pour que le décodage ne lui prenne plus toute son attention. On mesure la fluence en mots correctement lus par minute (MCLM) : l'élève lit à voix haute un texte qu'il n'a pas préparé, et l'on compte les mots lus sans erreur en soixante secondes.

À la fin du CE1, l'élève connaît en principe toutes les correspondances entre lettres et sons. Ce qui le freine ensuite, c'est la vitesse. Tant qu'il déchiffre mot à mot, il dépense son énergie à décoder et retient mal l'histoire. Quand la lecture devient fluide, il peut suivre le sens. Les programmes de 2024 en font un objectif chiffré, du CE2 au CM2.

Mesurer la fluence en une minute

Prenez un texte du niveau de l'élève, qu'il n'a jamais lu. Lancez le chrono quand il commence. Au bout d'une minute, repérez le dernier mot lu et comptez les erreurs : mot sauté, remplacé ou mal lu. Sur cette page, il suffit de choisir le dernier mot dans le texte, le chrono fait le calcul. Si l'élève finit avant la minute, sa vitesse est ramenée à la minute.

Mesurez sur une première lecture. Une relecture va plus vite, et c'est tout l'intérêt de l'entraînement, mais elle ne dit rien du niveau.

La lecture répétée : ce que dit la recherche

Relire plusieurs fois le même texte fait partie des méthodes les plus étudiées. Dans la méta-analyse de Therrien (2004), elle améliore la fluence (effet de 0,75) et la compréhension (0,73). Chez les élèves en difficulté, une méta-analyse de Lee et Yoon (2017) trouve l'effet le plus fort quand l'élève écoute d'abord le texte lu par un adulte. Yang (2006) conclut que les meilleurs entraînements associent fluence et compréhension.

Concrètement, l'adulte lit le texte à voix haute, puis l'élève le relit deux ou trois fois dans la semaine. On chronomètre une des relectures pour voir le progrès. Chaque texte raconte une histoire complète, avec un début, un problème et une fin : une centaine de mots au CE1, une demi-page au CE2, une à deux pages au CM1 et au CM2.

Vocabulaire et implicite

Le programme du cycle 3 traite le vocabulaire comme un domaine à part entière : l'élève rencontre un mot nouveau en contexte, l'étudie, puis le réemploie. Il lui demande aussi de repérer dans un texte « les informations explicites » et de « pointer des informations implicites ».

Chaque texte est donc accompagné de quatre ou cinq mots à expliquer, choisis pour le niveau, et de deux questions dont la réponse n'est pas écrite noir sur blanc. Pourquoi un personnage agit-il ainsi ? Que ressent-il ? Que veut dire tel geste ? Roland Goigoux et Sylvie Cèbe placent ce travail sur l'implicite au centre de l'enseignement de la compréhension.

En classe et à la maison

Le bouton Imprimer ne sort que le texte, sans les questions. On peut le distribuer, le projeter, ou le faire lire en binôme : un élève lit, l'autre suit et compte. À la maison, un parent peut faire la même chose. Le prénom du héros se change, et l'élève lit alors une histoire dont il est le personnage principal.

Votre élève bute encore sur certains sons ? Les textes déchiffrables se composent avec les seuls sons étudiés en classe, du CP au CE1.

Sources

Son prénom, ses mondes, sa première histoire

Neuf questions, trois minutes. Vous voyez son univers se construire écran après écran, et son premier épisode, offert, s'écrit aussitôt.

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